Docteur, à qui le tour cette semaine?

Le sens de "Docteur, à qui le tour cette semaine?": des commentaires hebdomadaires sur l'actualité sur un ton léger pour une compréhension de ce qui nous entoure, de ce qui nous dérange, de ce qui nous rend heureux ou malheureux ... "Docteur, à qui le tour cette semaine?", l'avis d'un psychiatre sur des questions quotidiennes pour un monde plus cool.

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Psychiatre et pédopsychiatre, auteur de livres pratiques, intervenant radio France. Je collabore ponctuellement en France avec la presse écrite (dans Parents, Cocktail, Santé Magazine, femme en ville, Alternative Santé, Meetic,quotidiens régionaux : Sud -Ouest, Ouest – France, Midi Libre …) et audiovisuelle (à ce jour : FR3, TV7, RTL, RMC info, France Info …) Chroniqueur sur le site "planete quebec" http://planete.qc.ca/henripull/ Vous voulez échanger, exposer vos points de vue en ligne sur mes chroniques, confronter vos expériences, apporter des précisions, ce blog est à votre disposition.

05 février 2006

pour la saint Valentin, tout sur la philosophie de l'amour!

Association : « Himéros, arts et philosophie » de Marseille


Le thème de l’Amour est au centre du questionnement philosophique.
La philosophie en grec n’est elle pas « L’amour de la sagesse » donc qui dit philosophie dit amour et sagesse.
Les philosophes de tout temps ont traité de l’amour, sous toutes ses formes, toutes ses métamorphoses.
Nous donnerons de prime abord quelques définitions ayant trait à l’amour.
En grec l’on distingue trois types d’amour : éros, philia et agapé.
Eros : ou l’amour sexuel
Philia : ou l’amour affectif
Agapé : ou l’amour spirituel
L’amour, Eros ne peut s’entendre sans Himéros.
Eros le dieu grec de l’Amour, ne peut s’entendre sans Himéros le dieu grec du Désir.
Depuis l’antiquité les philosophes s’attachèrent à expliquer l’amour.
Plus tard d’autres philosophes développèrent cette recherche, jusqu’à la psychanalyse au XIX ème siècle qui résuma sa recherche philosophique au thème de l’amour, pour s’en faire une spécialité exclusive.
Dans cette conférence nous ne serons pas exhaustif, car le sujet est vraiment trop vaste de vouloir soutenir, la gageure de l’être, sur ce sujet.
Nous tenterons d’être le plus complet possible, de dégager les grands courants de pensée fondamentaux.
Nous distinguerons pour être un peu schématique.
Eros et l’amour platonicien
Philia et l’amour aristotélicien
Les atomes crochus et l’amour épicurien
Agapé et l’amour pascalien
La reproduction sexuelle et l’amour selon Schopenhauer
La libido et l’amour freudien
Le Désir du manque et l’amour lacanien.
La transgression dans l’érotisme de Bataille
L’excès, la pléthore contraire du manque platonicien et lacanien dans l’amour selon Michel Onfray.
En résumant le problème de l’amour aux théories de ses huit grandes figures de la philosophie que sont Platon, Aristote, Epicure, Pascal, Schopenhauer, Freud, Lacan, Bataille et plus modestement Michel Onfray le philosophe hédoniste contemporain, nous aurons une vision panoramique et historique des théories de l’amour de l’antiquité à nos jours, du moins dans l’aire occidentale.
En épilogue nous donnerons une courte interprétation de l’amour selon une philosophie orientale, celle du Yin et du Yang et son analogie avec la bisexualité universelle chez tous les humains selon Jung, avec sa théorie de l’anima et l’animus.
EROS : L’AMOUR PLATONICIEN

Platon a traité de l’Amour dans son dialogue « Le Banquet ». Le Banquet rend compte d’un dîner philosophique à Athènes qui réunit autour de Socrate quelques intellectuels grecs, le thème du débat philosophique est « L’amour » c’est la version antique de nos modernes cafés-philo.
Chaque protagoniste à tour de rôle donne sa version théorique de l’amour.
Nous retiendrons les deux principales versions, celle d’Aristophane et celle de Socrate.
Le mythe de l’androgyne d’Aristophane :
Aristophane raconte le mythe des origines, des premières créatures humaines.
Qui étaient des êtres doubles, frères siamois ou soeurs siamoises ou androgynes.
Ces êtres vivant le nirvana de leur complémentarité érotique et sexuelle, voulurent rivaliser avec les dieux de l’Olympe. Pour châtier ces premiers mortels trop présomptueux, Zeus décida de les scinder en deux êtres distincts et les jumeaux jusqu’alors solidaires anatomiquement se retrouvèrent isolés et pour l’éternité en quête de leur double. Les frères siamois et les sœurs siamoises devinrent homosexuels et les androgynes hétérosexuels cherchant leur complément pour retrouver l’unité primitive. Donc déjà dans cette interprétation des causes de l’amour, il y a à l’origine de l’amour la quête de l’objet manquant.
S’il y a amour c’est que chez l’homme congénitalement au départ de la naissance il a un manque à être et qu’il convient de combler ce manque.
Le Mythe de la conception d’Eros selon Socrate :
Socrate déclare que les mystères de l’amour lui ont été révélés par une prêtresse Diotime de Mantinée. Il raconte le mythe de la conception d’Eros le dieu de l’amour chez les grecs. Cela se passe durant les fêtes que Zeus organise dans l’Olympe à l’occasion de la naissance d’Aphrodite. Tous les dieux et les déesses sont invités, sauf Pénia, la déesse de la précarité, la sans domicile fixe de l’Olympe, la déesse de la misère. La fête bat son plein et les invités sont tous plus ou moins ivres d’ambroisie, la boisson des dieux. Poros, le dieu de la ressource, de la prospérité est déjà bien éméché, Pénia qui s’est invitée en catimini, incognito en pique assiette, profite de l’ivresse de Poros pour lui faire l’amour et se fait engrosser à son insu dans l’inconscience des vapeurs d’alcool.
L’enfant qui leur naîtra sera Eros le dieu de l’amour, qui concilie comme l’amour le manque et la précarité de sa mère Pénia et la ressource et la prospérité de son père Poros. Socrate place donc l’amour dans la perspective du manque originel, un peu comme Aristophane et il ajoute que l’amour c’est la quête de l’objet du manque inhérent à tout mortel, du fait d’être mortel, des mortels qui cherchent à se pérenniser, pour lui deux façons susceptibles de se pérenniser et d’échapper à la mort définitive, ceux qui comptent sur la reproduction sexuelle dans la conception d’un enfant qui leur succédera, et ceux qui via leurs facultés de créations intellectuelles ou artistiques se pérenniseront via leurs œuvres qui resteront après leur mort. Platon introduit une métaphysique de l’amour qui substitue à l’acte charnel de l’amour un culte du beau, non pas singulier mais universel en déplaçant le culte des beaux corps sur celui de l’idée de beau, la beauté absolue que le philosophe peut contempler dans ses spéculations intellectuelles. La quête du beau, du bien et du juste, voila un idéal qui sublime la carence, le manque de tout mortel, voila une métaphysique de l’amour.
Cette conception philosophique idéaliste de l’amour fut récupérée par les théologiens chrétiens qui interdirent toutes manifestations sexuelles autre que l’acte à visée exclusivement reproductrice, résumant l’amour sexuel au « Croissez et multipliez ! » l’impératif catégorique de l’église chrétienne qui réduisait l’amour charnel à la fonction de reproduction et qui fit sienne la métaphysique platonicienne, l’amour idéaliste, se limitant à l’amour de dieu, le beau le bien et le juste absolu.
PHILIA, L’AMOUR ARISTOTELICEN
Philia, l’amour selon Aristote, n’a pas à sa source un manque, mais il est le fruit d’une puissance, d’une ressource qui se réjouit du partage et de l’échange. Philia est économiquement et dynamiquement le fruit du lien social, il semble plus s’attacher à l’amitié proprement dite, ou aux amours apaisées dans laquelle la passion et la sexualité débridée ont laissé le pas à l’empathie, à la réversibilité, à l’échange et à l’entente tacite, au contrat de mutuelle assistance, de partage où la possession égoïste est bannie. Ce n’est plus l’amour prédateur, possessif, déchirant et passionnel.
AGAPE, L’AMOUR PASCALIEN
Pascal dans sa philosophie fait une place privilégiée au Cœur.
Pour Pascal le Cœur est intuition, connaissance par appréhension immédiate.
Chez Pascal le Cœur sous entend un élan vers le divin, il est pour lui la vrai force agissante de l’âme, il est l’âme elle-même, en tant que l’âme est faite pour recevoir la révélation divine.
Pour lui le Cœur plus que la raison est le seul capable d’accéder à la vérité.
Pascal donne la place primordiale à l’Agapé, l’amour spirituel, l’amour divin.
Pour lui le péché originel de l’homme, ce fut de se décentrer de dieu le créateur, de se soustraire à sa domination et de rechercher la félicité non plus en dieu mais en soi même, se livrant à l’instinct des sens dans la quête du plaisir et sombrant dans la concupiscence. C’est alors que dieu a abandonné l’homme à son sort et à son aveuglement.
Pascal ajoute que d’amour véritable il n’y a qu’Agapé, l’amour spirituel.
Je cite : « La vrai et unique vertu est donc de se haïr, et de chercher un être vraiment aimable, pour l’aimer. Mais comme nous ne pouvons aimer ce qui est hors de nous, il faut aimer un être qui soit en nous, et qui n’est pas nous. Or il n’y a que l’être universel qui soit tel. Le royaume de dieu est en nous ; le bien universel est en nous, est nous même, et n’est pas nous. »
Donc pour Pascal il n’y a d’amour véritable que celui de dieu, car l’on peut aimer que ce qui est déjà en nous et qui n’est pas nous, c'est-à-dire dieu.
LA REPRODUCTION SEXUELLE ET L’AMOUR SELON SCHOPENHAUER

Dans son traité « Le monde comme volonté et représentation » Schopenhauer développe tout un grand chapitre « La Métaphysique de l’amour » dans lequel il prétend que le mobile de l’amour trouve sa source dans le fruit de l’acte sexuel, c'est-à-dire la conception d’un enfant pour se pérenniser en tant que mortel via sa descendance. Cette conception a finalité reproductrice de l’amour n’explique pas l’amour des amants stériles et des couples homosexuels. L’amour étant la plupart du temps initié par autre chose que le désir d’enfant, cette thèse de Schopenhauer confond cause et conséquence de l’amour. Elle va dans le sens théologique de l’église chrétienne qui ne conçoit de rapport sexuel que fécondant et me rappelle une citation de mon professeur d’obstétrique à la faculté de Bordeaux un catholique très réactionnaire fustigeant la contraception et l’avortement qui disait textuellement « Une femme ne doit jamais avoir de règles de la puberté à la ménopause » signifiant ainsi que de la puberté à la ménopause tous les rapports sexuels doivent être féconds, condamnant la femme à une suite ininterrompue de grossesses.

LA LIBIDO ET L’AMOUR FREUDIEN
Pour Freud l’énergie vitale est l’énergie sexuelle, la libido, elle est à la fois somatique physiologique et psychologique. Elle mobilise toutes nos actions, nos affects et notre intellect.
La libido est le domaine des pulsions instinctives sexuelles.
Les pulsions s’appuient, s’étayent sur la physiologie, elles concernent tous les orifices anatomiques, la bouche avec la pulsion orale, l’anus et la pulsion anale, la pulsion génitale, mais aussi les pulsions scopique, auditive et tactile.
Chacune de ces pulsions est en quête d’un objet partiel, le sein, l’étron, le phallus, le regard, la parole, la peau.
Toutes ces pulsions partielles atomisées et indépendantes se mettent sous le primat de la pulsion génitale en quête du phallus par le biais de la symbolisation du langage à l’issue du Complexe d’Œdipe.
Donc l’amour c’est la quête du phallus symbolique de l’objet manquant pour assouvir les pulsions. Cette libido, cette énergie sexuelle subit sous la pression de la censure des interdits et du refoulement bien des avatars qui sont les métamorphoses de la libido qui subit des déplacements de but et d’objet sous la pression de la culture et du social. La libido est domestiquée par le phénomène appelé sublimation des pulsions qui trouvent dans la culture des substituts pour assouvir sa tension, par le biais des symboles, du langage, de l’art, de l’économie.
LA TRANGRESSION DES INTERDITS ET L’EROTISME DE BATAILLE

Pour Georges Bataille, la quête de l’amour c’est la transgression de tous les tabous et de tous les interdits aliénants et relativisant la vie de l’homme qui est en quête d’absolu et défie la loi.
La conception de l’amour selon Bataille est une quête de l’immortalité, de l’infini et du divin en l’homme brimé par toutes les religions qui censurent le sexe.
Pour Bataille l’homme dans l’amour recherche l’absolu et non pas le relatif, il veut s’émanciper des tabous et des interdits. Il veut être asymptote à l’infini, il veut sortir de ses marques, de ses limites morales issues de la religion pour retrouver une religion naturelle panthéiste animiste qui fait de lui partie intégrante du divin, qui fait de lui un dieu sans bornes.

LE DESIR DU MANQUE ET L’AMOUR LACANIEN

Pour Jacques Lacan l’homme est essentiellement un être de parole.
Il est un effet du langage par sa subjectivité. Il est divisé par le signifiant binaire. En effet tout le langage est binaire, antinomique aussi lorsque le sujet s’identifie à un signifiant, grand par exemple il s’oublie sous son antonyme petit, ce qui le divise cherchant toujours à être ce qu’il n’est pas, il est toujours en quête d’une autre identification qui devient son idéal à atteindre et qui lui manque.
La théorie des pulsions chez Lacan s’appuie sur la théorie de l’éros platonicien, le sujet à un manque à être qu’il veut combler et se met en quête de son objet manquant, mais en même temps qu’apparaît ainsi le Désir qui le mobilisera toute sa vie, il s’émancipe du besoin.
Le besoin est physiologique manger, pisser, chier, le besoin cherche l’assouvissement, le Désir lui est psychologique il ne cherche pas la satisfaction immédiate mais se régale de la frustration, il diffère toujours la réalisation de son Désir, en le sublimant dans des créations symboliques qui tendent à approcher l’objet idéal du Désir sans jamais l’atteindre définitivement, le Désir se satisfait du manque qu’il cultive pour toujours pousser plus loin sa quête, ce n’est pas l’objet de la quête qui est important dans le Désir mais c’est le chemin de la quête.
Jacques Lacan définit ainsi l’amour :
« L’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ! »
Donc chez Lacan le manque est le centre de la quête de l’amour, cette quête qui via le Désir est toujours différée dans un itinéraire où l’inconscient sème les embûches pour toujours maintenir vivant le Désir qui s’il était satisfait mourrait.
Il n’y que la mort qui éteint le Désir et aucun objet du réel n’arrivera à le satisfaire totalement durant la vie, d’où sa perpétuelle quête.
LES ATOMES CROCHUS OU L’AMOUR EPICURIEN
Pour Epicure qui s’inspire de Démocrite inventeur de l’atomisme, le cosmos est constitué de particules élémentaires insécables les atomes qui circulent dans le vide en obéissant aux lois de la mécanique.
Le genre humain n’échappe pas à cette structure atomique de la nature. Pour Epicure contrairement à Platon il n’y pas de différence entre le corps et l’âme, tout deux sont de nature atomique donc corruptible c'est-à-dire mortels. Pour Epicure l’amour est aussi une physique et non une métaphysique, il n’échappe pas à cette interprétation matérialiste de mécanique atomique.
Pour Epicure, les corps humains s’échangent des atomes d’un corps à l’autre, ces échanges interpersonnels d’atomes, se font tantôt sur le mode affine lorsqu’il y a échange d’atomes crochus et là c’est l’attraction qui s’impose avec sympathie ou amour qui en résulte, dans le cas contraire d’échange d’atome répulsifs, ce qui naît l’antipathie ou la haine. Ces manifestations interpersonnelles atomiques sont positifs c’est l’amour qui en résulte, s’ils sont négatifs c’est la haine.
Epicure c’est surtout attaché à la philosophie de l’amitié qu’il cultivait dans sa communauté philosophique appelé Le Jardin.
L’EXCES OU L’AMOUR SELON ONFRAY
Michel ONFRAY philosophe contemporain, chantre de l’hédonisme et de l’athéisme a de l’amour une conception matérialiste. Pour lui, le manque dont Platon fait l’origine de l’amour est un artifice théologique pour mieux brider la sexualité et détourner les hommes du sensuel pour une hypothétique sublimation de leurs instincts via l’intellect que Platon situe dans le monde céleste.
Pour Onfray les philosophes idéalistes sont des bigots refoulés qui culpabilisent les corps et condamnent les délices sensuels.
Pour Onfray la source de l’amour et du désir ce n’est pas un manque à combler mais un excès, une pléthore d’énergie qui ne demande qu’à s’extérioriser.
LE YIN ET LE YANG OU L’AMOUR ORIENTAL
Pour les extrêmes orientaux une hypothèse énergétique régit le cosmos, la cohabitation dans chaque être de deux forces opposées le yin et le yang.
Le yin étant le pôle féminin et le yang le pôle masculin.
Le yin et le yang s’intriquent et dans le yin il y a du yang et dans le yang il y a du yin. L’amour est donc pour les chinois la force dynamique du cosmos entre le yin et le yang entre le pôle féminin et le pôle masculin.
D’ailleurs dans la civilisation chinoise la sexualité n’est pas persécutée comme dans les religions monothéistes.
Quelque soit leur sexe anatomique les individus sont habités par une bisexualité, yin yang.
Cette théorie est celle de Carl Gustav Jung le psychanalyste suisse.
Il appelle anima le pôle féminin irréductible en chaque homme et animus le pôle masculin irréductible en chaque femme. Cette conception conforme à celle de l’androgyne primordial décrite pas Aristophane, prétend que chaque être est animé par une bisexualité qui lui est intrinsèque, comme les stades de l’embryogenèse le prouvent, dans chaque embryon humain existe les deux organes sexuels, la différentiation sexuelle se faisant dans un deuxième temps chez le fœtus avec l’involution de l’autre sexe, mais existe anatomiquement chez tout être le reliquat du sexe opposé.
Jung a aussi décrit toutes les métamorphoses de la libido, par le bais de ses représentations symboliques, tous les symboles étant l’illustration imagée plus ou moins abstraite d’une composante de la libido.
CONCLUSION
L’hypothèse de l’androgyne d’Aristophane rejoint les théories psychanalytiques modernes de la bisexualité inhérente à chaque être quelque soit son sexe anatomique.
Les théories qui défendent à l’origine de l’amour un manque à être et celles qui prétendent à un excès cherchant à s’extérioriser ne sont pas antinomiques, car en fait dans l’amour il y à la fois manque et excès, comme chez la déesse Pénia déesse de la précarité et le dieu Poros dieu de la ressource, les géniteurs du Dieu Eros.
L’amour c’est à la fois ce manque à combler et cet excès à évacuer.
L’amour est un syncrétisme de la physiologie et de la psychologie, il a pour source le corps et ses fonctions physiologiques et pour simulacres les symboles et leur fonction psychologique.
Le Désir, chez les latin Désiderare c’est la quête de sidere, c'est-à-dire des astres, le Désir ne se satisfait pas de l’objet qui satisfait le besoin physiologique, mais il va toujours chercher un idéal plus lointain à atteindre comme les astres, un objet suffisamment irréalisable pour que le Désir ne tarisse pas et maintienne toujours en éveil cet élan vital qui propulse les hommes toute leur vie et qui ne s’éteint qu’à la mort.





Auteur des livres Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .
et STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens aux éditions Grancher.

Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.

08 janvier 2006

Et si la vie s'écrivait en vers ? "Chrysalide" ou "La vie..."

Chrysalide.

Secrètement nichée, au sein de sa maman,
Nymphe en gestation, union du couple aimé,
Dans l’univers liquide aux reflets ondoyants
Cellule après cellule, semaine après semaine,
Dans sa complexité, son corps s’est édifié.
Sa conscience naquit dans ce royal domaine
Jusqu’à ce jour béni, où trop grand et trop fort,
Par de grands coups de pied du fond de son repaire,
Il réclama la fin de cette vie cachée
A l’abri du besoin, pour la vie du dehors,
Initiée par un cri et une gorgée d’air
Dans ce lieu mystérieux nommé Maternité.

Câliné et repu dans les bras de sa mère,
Sous le regard ému de son amour de père,
Il part vers le logis, où l’attend son trousseau.
Des premiers hurlements du fond de son berceau,
Demandant que chacun veuille bien le chérir,
Aux pas bien hésitants au milieu du salon,
Semaine après semaine, il apprit à mûrir :

Ce bébé a grandi pour quitter la maison,
Un matin de septembre, instant sensationnel,
La cloche impérieuse de l’école voisine,
Premier accroc sérieux au cocon maternel,
L’accueillit avec d’autres, bientôt copains-copines,
Pour lui apprendre les maths et le vent de la vie
Qui depuis n’a cessé de l’éloigner bien plus
De ce petit enfant qu’en d’autres temps il fut
Pour le look tapageur et le pas alangui
De cet adolescent au faciès boutonneux,
Plein de contradictions et de franches passions,
Critique sur ce monde aux mornes traditions,
Prêt à offrir son âme d’un élan généreux
Pour une juste cause débattue avec cœur
Avec cette amazone, véritable âme sœur.

Les études, et le reste emplissent son présent
De chenille rampante, le voici papillon,
Sur la plus belle fleur dès l’aube se grisant
Agitant à tout va ses ailes de géant,
Guettant avec émoi le plus vif Aquilon
Pour se voir dans les nues libre et conquérant.

Le costume trois-pièces et le premier emploi
Ont rapproché papa et cet ex hors la Loi
Qui vient dire aujourd’hui avec sa tendre amie
Ce secret qui demain s’appellera la vie.
écrit spécialement pour vous par: Henri Pull


( tous droits réservés)

STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens

Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.

Tout savoir, enfin, sur le léchage de cul!

.Le « léchage de cul ».

La stratégie recto linguale ( S.R.L.) ou le « léchage de cul ».

L’époque fait-elle l’homme ou l’homme fait-il l’époque dans laquelle il surnage en utilisant, bon gré, mal gré, les moyens du bord ?
Le séant, le derrière, le cul se trouve de plus en plus utilisé pour construire de nouveaux qualificatifs : casse-cul, peigne-cul, trou du cul et aujourd’hui lèche-cul pour désigner des conduites ou des façons d’être blâmables.
Le lèche-cul développe une stratégie d’avenir commandée par la nécessité.
Innée ou acquise, la stratégie recto linguale ou le « léchage de cul » n’a plus de secret pour lui. Cette stratégie déborde le monde de l’usine pour envahir tous les domaines, qu’il s’agisse des médias, des discours politiques ou de toute autre activité humaine.
Dans un groupe il y le flatteur et le flatté, Jean de La Fontaine nous apprend dans ses « Fables » que tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute.
Dans un rapport hiérarchique cela devient plus complexe puisque le flatteur excessif - qualifié de lèche-cul par son entourage – ne cherche pas à s’emparer du bien de l’autre mais cherche surtout à sauvegarder le sien.
Sommes-nous tous devenus, sans le réaliser, des stratèges recto linguaux ?
Serait-ce devenu le facteur de survie de l’espèce homo dans une époque troublée ?

L’esclave subissait une condition, l’esclavage, imposée par le « pas de chance », les lois commerciales ou les lois de la guerre. Il n’était pas libre. Il jouait un rôle imposé ; des règles implacables étaient édictées : obéissance, servilité face au maître pour ne pas être puni.
L’affranchissement, c'est-à-dire le fait de devenir un homme libre d’aller et venir à sa guise, lui permettait de redevenir lui-même, abandonnant ou conservant les conduites passées à son gré. Il n’agissait plus alors sous le poids des chaînes qu’elles soient virtuelles ou bien réelles.
A la différence de l’esclave captif de son propriétaire, le lèche-cul reste libre de se maintenir dans la position d’être servile.
Il guette avec impatience le regard du maître qui en règle générale est un supérieur dans l’échelle sociale. Il s’agit soit d’un directeur d’entreprise, soit d’un responsable politique, soit d’une entité plus diffuse dont il dépend (sa clientèle, son électorat, ses fans …) ou de tout autre personnage doté d’une influence sur son devenir.

Tout individu disposant d’un certain pouvoir ne peut être que satisfait d’avoir une cour qui courbe l’échine et qui frémit dès qu’il ouvre la bouche.
Sans adorateur, point de vedette et sans disciple point de maître.
L’apanage du pouvoir, de l’ego récompensé, n’est-ce pas la capacité de susciter des applaudissements inconditionnels à ses moindres faits et gestes : le pouvoir encourage la flatterie et sans flatterie à quoi bon régner ?
« Considérez tous ces "grands" qui nous dirigent et voyez ce qu'ils sont. Aussi haut qu'ils sont assis, ils ne sont assis que sur leur cul », dit-on très souvent pour consoler les « petits » que nous sommes face aux « puissants » qui sont censés nous dominer.
Mais voilà, le lèche-cul est lui aussi assis sur son cul mais, à la différence de celui qui a le pouvoir de façon assurée, il cherche à maintenir son cul sur un siège le plus confortable possible, coûte que coûte, en adressant des signaux continus à celui dont il dépend.
Quels sont-ils ces signaux ?
Il s’agit de signaux de soumission, d’appartenance, de dépendance et de réassurance.

Par exemple, examinons le lèche-cul dans l’entreprise:
Il survit à toutes les vagues de licenciement alors qu’en fait ses compétences sont médiocres. C’est un stratège.

Il sait se montrer et mettre en avant les qualités souhaitées par ses supérieurs : il arrive avant les autres quand le responsable est là pour le constater, il charrie des dossiers d’un bureau à l’autre pour se forger une image de bourreau de travail, il sait transformer ses loisirs en travail en décrivant ses activités privées ou récréatives comme des recherches professionnelles ... Ne dit-on pas que l’employé moyen passerait en temps cumulé dix jours par an à surfer sur le net pour son propre compte au lieu de travailler ?

Il connaît les points sensibles des « décideurs » du service et trouve le ton pour sembler admiratif, empathique ou compatissant.

A ses dires, il ne se repose jamais. Il choisit avec soin ses dates de vacances pour s’absenter en même temps que ses supérieurs, il évite ainsi de laisser le champ libre à un rival. « Qui va à la chasse perd sa place » est gravé dans ses actes quotidiens.

Paradoxalement, il peut finir par agacer ; il arrivera à trop en faire. Il sera d’autant plus facilement démasqué qu’il travaillera sous les ordres d’un ex lèche-cul. L’on n’apprend pas à un singe à faire des grimaces.Achevée l'époque où l’obséquieux, le « ventre jaune » du service était simplement raillé et montré du doigt. Les temps sont précaires, l’emploi bien rémunéré rare et les restructurations imprévisibles et brutales. Alors, dans toutes les entreprises, il se trouve des salariés qui ont déduit qu'en devenant lèche-cul, ils réussiront à sauver l’essentiel, leur place. Cette génération spontanée de « prêts à tout » pour ne pas voir leur nom sur la prochaine liste noire majore la proportion de ces « courtisans par défaut ».
Pour garder de l'avance sur les collègues, il ne s'agit plus d'apporter un café au chef, de lui tenir la portière ou de s’inquiéter de l’état de santé de son chat, il faut se surpasser. Avis aux idéalistes ; la compétence et l'honnêteté ne suffisent plus pour conserver ses fonctions. Sans une certaine dose de souplesse et d’hypocrisie, sans aller jusqu’à la stratégie recto linguale, les chances de survie sont minces au sein de l'entreprise au personnel en surnombre dans une époque où tuer les coûts devient prioritaire...

17 décembre 2005

Voeux 2006

Le vent d’hiver m’a dit …

Le vent d’hiver m’a dit :
- « 2006, c’est pour demain. Qu’as-tu donc souhaité ? Dis-moi tout, je t’écoute ! ».
Je fouille dans ma tête jusqu’au tréfonds de l’âme. Je me conduirai bien. Tout au long de l’année je serai un vrai boy-scout.
Allez, hop ! Je me lance :

- Je veux un peu d’Amour que je tiendrai au chaud au creux de mes deux mains, de peur qu’il ne s’envole.
« Ah, l’Amour, me dit-il d’une bourrasque froide, j’en ai eu dans le temps, mais ça ne se fait plus ! Cherche donc autre chose, ne te fais pas prier. »

- Je veux un peu de Paix que je partagerai très généreusement avec mes chers voisins, et s’il m’en reste encore, j’en ferai un colis pour tout le monde entier.
« La Paix, c’est une bonne idée, mais elle est fatiguée, bombardée, rapiécée. Elle s’est mise en congé. Ses colombes blessées, leur plumage froissé, sont parties se lifter ; elles m’ont laissé tomber ! Tu m’en vois désolé.»

- Je veux un grand Bonheur tout neuf, immaculé, qui nourrira les miens, du matin jusqu’au soir, tout au long de l’année.
« Ah, le Bonheur … monsieur est connaisseur … difficile à trouver, je ne peux l’apporter. Il naît au cœur du Sage, d’un terreau merveilleux fait d’amour et de paix. »

Me voilà bien ennuyé, tous mes vœux ont échoué … je tente encore la chance :
- Porte-moi un carton tout empli de Sagesse !
« Voici qui est bien mieux, j’en ai plein à revendre dit-il d’un souffle roque. C’est un article en stock qui est peu demandé. L’on en fait pas la Pub, y’a jamais de Promo, l’on y pense jamais. »
« Ok, c’est décidé. Ton vœu sera exaucé ! ».

La Sagesse … pour sûr, l’idée lui plaît. Je l’entends déclarer, alors qu’il me quitte tout à coup très pressé:

« Tout au long de l’année, je vais en déposer de grandes pelletées, du plus humble foyer au plus riche palais, pour que chaque matin, sitôt l’aube naissante, refleurissent chez tous Amour, Bonheur et Paix. »

- Ce sera une sacrée Année pour toute l’humanité !

Cordialement à tous,
Docteur Henri PULL

03 décembre 2005

Vivre ou polluer? A nous de choisir!

« Tous sur le même navire »

Sur la croûte terrestre les humains s’affairent, se nourrissent, naissent et meurent pendant qu’imperturbable leur monde gravite avec d’autres planètes autour d’un soleil constituant ainsi « le système solaire ».
Ce système est lui-même en rotation dans un mouvement galactique universel dépassant de beaucoup l’échelle de la fourmi humaine.
Et si la terre n’était qu’un navire emportant son équipage dans un fantastique ballet cosmique ?
Allons à la rencontre de l’équipage en question au nombre sans cesse croissant du fait de sa fécondité et des ressources jugées inépuisables d’une cambuse approvisionnée en des temps lointains par un intendant prévoyant.

Le feu, il l’a maîtrisé, l’agriculture, il connaît, la faune et la flore ont été domestiquées, l’industrie il a su la mettre à son service en exploitant avec beaucoup de génie et de pugnacité l’environnement et les richesses mises à sa portée.
Le « terrien marin » s’estime comme le propriétaire naturel de ce monde qui l’a vu naître et prospérer.
Seulement voilà, son action inlassable, son ardeur remarquable commence à modifier les règles de navigabilité du « navire/monde » qu’il habite.
Ça chauffe ; le niveau des océans monte, le climat se dérègle !
La couche d’ozone se déchire, la planète se réchauffe de quelques degrés et ces degrés pèsent lourd dans le plateau de la balance « environnement ».
Pour les pays industrialisés réunis à Montréal la limitation de la production des gaz à effet de serre induit des choix douloureux à savoir : lever le pied sur l’accélération de la production, courir le risque d’un choc économique avec le ralentissement des usines et un choc social en mécontentant l’opinion publique par des changements imposés.
À la différence des équipages traditionnels, les passagers et marins « planétaires » ne sont pas commandés par un seul capitaine mais par des capitaines aux priorités parfois opposées et aux ordres contradictoires.
Nous l’avons vu, 55% d’entre eux sont d’un avis contraire aux 45% restants.
Certains ont voté pour une réduction de ce qui finira par nous nuire irrémédiablement, d’autres préfèrent « jouer la montre » en « achetant » des droits de polluer à des pays non industrialisés et en restant indifférents aux conséquences directes des déséquilibres thermiques induits par leurs industries.
Deux attitudes, deux échelles de maturité, deux profils psychologiques :
- l’oral avide du tout, tout de suite, privilégie la consommation à tout va dans un souci de gestion à court terme. Il compte sur ses enfants pour résoudre les problèmes qu’il aura généré.
- l’anxieux se contraint à anticiper pour se protéger d’un danger pour sa vie et celle des siens. Il fait figure d’oiseau de mauvais augure et n’offre pas la solution la plus séduisante pour une expansion économique optimale …

Dans quel groupe de rameur vaudra-t-il mieux se ranger ?
Les uns se rangeront derrière tel capitaine alors que les autres le désavoueront pour des raisons aussi diverses que l’habileté oratoire de celui-ci, la prestance de celui-là, l’intérêt partisan de tel lobby, la légitime sauvegarde de l’emploi ou pour toute autre raison plus complexe et mal définie.
Pourtant, qu’une moitié des marins rame dans un sens pendant que l’autre moitié rame en sens inverse conduit à entraîner un canot dans une ronde stérile vous expliquera tout bon rameur.
En serait-il de même sur le navire Terre ?
Ne vaudrait-il pas mieux ramer ensemble, dans le même sens, pour une destination favorable à tous qui garantirait survie et bien-être aux passagers de ce magnifique navire qu’est la terre ?

Docteur Henri PULL

26 novembre 2005

La pédophilie encore et encore ....

La pédophile, la comprendre pour mieux la dénoncer et s'en prémunir.

L’actualité est bien là pour en rappeler la persistance et paradoxalement son développement.
L’amplification du fléau pédophile serait-elle aidée aujourd’hui par les nouvelles technologies de communication ?
La pédophilie concerne des enfants victimes sexuellement d’un adulte. Elle existe sur tous les continents et, dans nos sociétés développées touche directement ou indirectement, par images interposées, 10% à 15% des enfants de la naissance à la fin de l’adolescence.
J’utiliserai le masculin pour désigner le pédophile car la pédophilie est rarement mise en évidence chez les femmes. Celles-ci agissent plutôt en tant que complices.
Dans la définition légalement admise, le pédophile doit être âgé de 16 ans ou plus et avoir au moins 5 ans de plus que l’enfant violenté.
L’adulte pédophile n’a pu mettre en place une sexualité mature et harmonieuse. Cet adulte à la sexualité immature, en recherche de satisfactions sans rapport avec son apparence ni sa maturité physique, devient un élément indésirable par ses comportements toujours traumatisants pour ses jeunes victimes.
Ses conduites impulsives, vécues par lui comme habituelles, non culpabilisées, seront répétitives. Leur nature ayant pour principal moteur la pulsion, conditionnera la dimension difficilement amendable et curable de ce type de pathologie.
L’acte exécuté sans que nul frein psychologique n’intervienne, ne sera que rarement perçu comme criminel et hors-norme. Il se montrera réfractaire à l’autocritique et ne sera que rarement volontaire pour un soin psychothérapique.
A ses yeux, l’enfant pur, innocent et soi-disant demandeur, devra être instruit sexuellement. Il prêtera à sa victime une partie de ses propres désirs. Il se présentera en défenseur d’une liberté servant uniquement ses pulsions pédophiles et non les droits élémentaires de l’enfant.

En tant que voyeur, il justifiera l’innocence des photographies pornographiques en soulignant le bien-être apparent des enfants, l’absence de violences visibles et une quête artistique du beau.
Il se présentera en bon samaritain aidant par son argent l’enfant à survivre dans des pays en voie de développement.
Certains rares intellectuels troubles et philosophes d’opérette ont tenté de présenter les actes pédophiles comme des comportements avant-gardistes éclairés, censés bouleverser l’ordre établi trop frileux.

Dans les faits les plus souvent traités par la justice, le pédophile est un proche de l’enfant. Cette proximité favorisera l’approche de la victime, éteindra sa méfiance et celle de l’entourage, favorisera la pression morale garante de la docilité et de la non-dénonciation par l’enfant de son agresseur.

24 novembre 2005

Rions un peu!

Leçon de séduction
Pendant une classe où l'on enseignait la morale et les bonnes manières, la prof dit aux élèves :
- Michel, si tu étais en train de faire la cour à une jeune fille de bonne famille, très bien éduquée pendant un dîner en tête à tête et que tu avais besoin d'aller aux toilettes que dirais-tu ?
- Attend-moi une seconde, je vais pisser un coup.
- Ça serait très grossier et très malpoli de ta part. Jean comment dirais-tu ?
- Je m'excuse mais il faut que j'aille aux toilettes, mais je reviens tout de suite.
- C'est déjà mieux, mais c'est désagréable de mentionner les toilettes pendant les repas.
Et toi Toto, tu serais capable d'utiliser ton intelligence, au moins pour une fois, pour démontrer tes bonnes manières ?
- Je dirais "Ma chère, je vous demande pardon de m'absenter un moment, je m'en vais de ce pas tendre la main à un ami intime que j'espère pouvoir vous présenter après le dîner".